La machine de propagande de l’État d‘Israël – avec ses puissantes officines à l’étranger, telles l’AIPAC aux États-Unis, le CRIF en France, le CCOJB en Belgique, … – perpétue l‘instrumentalisation de l’antisémitisme au service de la Terre d’Israël. La tâche est toutefois plus ardue qu’au temps des nazis car aujourd’hui la haine meurtrière des Juifs est tout fait marginale. Dès lors, la machine de propagande israélienne – avec l’efficacité que lui confère une odieuse invocation du génocide – ressasse à satiété que l’antisémitisme meurtrier est omniprésent – particulièrement dans les immigrations musulmanes – et que les condamnations de la politique officielle de l’État d’Israël envers les Palestiniens n’expriment pas une révulsion face à des crimes contre l’humanité et à des crimes de guerre mais la volonté antisémite immémoriale de détruire les Juifs. De plus, cette machine de propagande et ses officines affirment sans relâche que pratiquement tous les Juifs s’identifient à l’État d’Israël et soutiennent sa politique criminelle, ce qui constitue une incitation à l’antisémitisme bien plus efficace que les ignobles mensonges largement discrédités des négationnistes.

Jacques Bude
Professeur émérite
de psychologie sociale de l’ULB.
Mère et père assassinés à Auschwitz.

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La petite claque du petit président peigné...

Je ne sais pas ce qu'il y a de pire chez le petit président peigné, sa façon de renvoyer le Burkina Faso à ses problèmes électriques, sa manière de rappeler au pays de Sankara que la France n'est plus une puissance coloniale ou la petite claque paternaliste adressée au président burkinabé (qui a eu trop tard un mouvement d'évitement dans un sursaut compréhensible de dignité). Sans doute ce dernier geste qui le révèle tout entier, qui les dépeint lui et les enfants gâtés qui lui servent de conseillers, lui et les petits capricieux encostardés que la bourgeoisie a mis en marche pour mener la France à la faillite morale et démultiplier ses profits - des profits non pas dus à une quelconque créativité ou à une invraisemblable prise de risque mais au vol pur et simple du bien commun, au détournement à des fins accapareuses des fruits de l'effort de tous.

Paternaliste, autoritaire et méprisante, elle est belle la France de ce quinquennat qui m'en rappelle un autre, débuté un dix juillet et qui s’est clos, mais pas entièrement, sur une Libération à laquelle je me surprends à rêver aujourd’hui.