Première émission en direct sur Facebook pour François Asselineau

EDITO

Grande première pour François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine, qui se prêtait hier soir, pour la première fois, à l'exercice du direct sur Facebook en répondant notamment aux questions que lui posaient les internautes.  Sur le fond, toutefois, un bilan mitigé... et décevant.

Tout d'abord, cette émission aura été l'occasion pour ce petit parti, qui ne dispose pas de moyens techniques considérables de faire la preuve d'un professionnalisme qui fera probablement crever de jalousie les ténors des partis dominants actuellement en lice pour la présidentielle.

On imagine aisément qu'ils se verraient bien, eux-aussi, toucher ce public, de plus en plus large, qui s'est détourné de la télévision pour s'informer d'une manière différente.  Mais aussi plus exigeante.

>>> Lien vers la vidéo

Émissions en direct sur internet.  Un formidable porte-voix

C'est surtout pour François Asselineau un moyen de contourner la censure médiatique à laquelle il se trouve confronté.   Les grandes chaînes de télévision, de radio et les titres de la presse écrite lui sont totalement fermés avec une régularité et une constance telles qu'on a peine à imaginer que la raison puisse être autre chose qu'une censure pure et simple.  Pourquoi ?  Parce que le candidat dérange par ses opinions.  Pour la sortie de l'Euro et de l'Union Européenne, pour la sortie de la France du commandement intégré de l'OTAN, pour une France libre et indépendante, dans le droit fil du programme du Conseil National de la Résistance.  Forcément, ça pique un peu.

Ces craintes, venant s'ajouter au constat qu'aucun candidat ne parvient à susciter l'adhésion au point que les électeurs risquent, une fois de plus, d'en être réduits au choix du moindre mal, sont encore accrues par l'actualité récente qui a vu le Royaume-Uni signifier son intention de quitter l'Union Européenne.  Sans que cela ne donne lieu d'ailleurs à la réalisation de la moindre des prédictions apocalyptiques des Cassandre de service.

Un public exigeant

S'agissant essentiellement d'un public dégoûté par les grenouillages auxquels les convient chaque soir les médias de masse, les réseaux sociaux sont la place où les déçus du système, les curieux et qui sait, les indécis viennent glaner l'une ou l'autre information qui leur permettra de se forger une culture politique, ou une opinion.

Dès lors, les attentes sont différentes, les exigences aussi.  Si c'est pour la jouer façon BFMTV, avec enfumage à tous les étages et garanti 100% langue de bois, passez votre chemin, le direct face à un public averti n'est pas pour vous.  L'artiste travaille sans filet, ne connaît pas à l'avance les questions qu'on lui posera, et prend le risque de se montrer sous son vrai jour, pour le meilleur ou pour le pire.

Un FA à l'aise... tant qu'on reste scotché au programme

L'intéressé est roué à l'exercice, et très a l'aise, face caméra.  Il faut dire qu'il publie régulièrement de longs entretiens d'actualité dans lesquels il décortique minutieusement celle-ci, et en livre sa propre analyse, souvent fouillée, toujours intéressante.

Seulement, dès que l'on sort des sujets qu'il a coutume de traiter, on découvre un personnage qui maîtrise mal des questions qui pourtant sont de première importance, ou qui tiennent particulièrement au coeur de son public, je vous livre ci-dessous trois exemples qui m'ont frappé.

20'00 : Deux questions d'un internaute (Frédéric Victoria)

1) FV : Bonsoir président, deux questions.  La Belgique a signé le CETA, qu'en pensez-vous ?

FA : Alors, sur le CETA (...) il y a eu un petit frémissement de quelque chose, on a cru qu'il y aurait un printemps wallon, comme il y avait eu un printemps de Prague en 1968 (...).  Ben là c'est un petit peu pareil, on a eu M. Paul Magnette, qui est à la tête de l'exécutif de Wallonie, qui a fait mine de vouloir s'opposer à la signature de cet accord de libre échange avec le Canada.  C'est une particularité de la Belgique, il y a eu des réformes institutionnelles qui ont été faites en Belgique il y a quelques années qui fait (sic) que désormais, les traités internationaux doivent être ratifiés - comme la Belgique a adopté un système très fédéral de fonctionnement constitutionnel - les traités internationaux doivent être signés à la fois par la Flandre et par la Wallonie.

Donc c'est à cette occasion que Paul Magnette s'est donné une petite réputation mondiale.  Ce qui est intéressant, c'est que, il est tout-à-fait pour la construction européenne et il n'était pas contre le CETA, il était contre un certain nombre de ses dispositions.  Il voulait, en somme, un autre CETA, comme certains veulent une autre Europe, une autre Union Européenne ou un autre Euro.

Alors il a..., il y a une espèce de crise de nerfs, qui a duré quelques jours.  On a vu d'ailleurs d'un seul coup d'un seul, tous les grands responsables européens s'indigner que la Wallonie puisse traîner les pieds (je crois que c'est même Guy Verhofstadt qui a fait valoir que les Wallons représentaient 0,3% de la population de l'UE, et donc que c'était menu fretin, qu'il ne devait pas s'opposer à une si grande oeuvre), des pressions considérables ont été exercées et puis bref, finalement, ben M. Paul Magnette a fait exactement ce qu'avait fait en son temps Alexis Tsipras, vous savez, le leader de Syriza en Grèce, ce qu'avait fait avant lui François Hollande quand il était arrivé (...).

En fait tous ces gens mentent puisqu'on ne peut rien renégocier du tout, alors ça c'est quand même un des fondements analytiques de notre mouvement politique (...).

  • Tout d'abord, M. Magnette n'a pas fait mine, il a refusé de signer en l'état, et il n'était pas le seul.  En Belgique ce ne sont pas seulement les régions (il y en a trois) qui disposent du droit de traiter (ius tractatus) mais bien toutes les entités fédérées, soient 3 régions et 3 communautés.  Et parmi celles-ci, deux régions (Wallonie, Bruxelles-Capitale) et une Communauté (française) s'opposaient tout également à la signature.  Il s'agit là bien sûr d'une spécificité belgo-belge et on ne peut pas demander à FA d'en connaître toutes les arcanes, mais d'un autre côté, personne ne lui demande de répondre à des questions dont il ignore tout, non plus.
  • Plus grave, FA essaie d'insinuer qu'en fin de compte, Magnette avait signé tout comme l'avaient fait en son temps Tsipras, etc.  Outre le fait que c'est légèrement insultant pour l'intéressé qu'il traite de menteur sans autre forme de procès, c'est factuellement inexact. Parce qu'il a obtenu des amendements importants qui seront ajoutés à la déclaration interprétative (1.300 pages), notamment concernant la résolution des conflits et la mise en place des tribunaux d'arbitrage.  À noter, et c'est important, que cette déclaration a la même force juridique que le traité lui-même, et que l'un ne va pas sans l'autre.  Ils seront ratifiés ou refusés en bloc,  ce que marque précisément la signature d'un traité : la fixation définitive du contenu. 

Important également de noter que durant la période transitoire, toutes les mesures concernant les cours d'arbitrage et plus généralement celles qui doivent faire l'objet de nouvelles lois ou arrêtés au niveau fédéral ne sont pas d'application.  En l'état, il s'agit donc d'un simple traité purement commercial et non-normatif.

  • L'argument final disant "qu'on ne peut rien renégocier du tout" est ici parfaitement hors de propos.  En effet, FA assimile le CETA qui est un traité de libre échange à la constitution européenne alors que précisément ce traité était présenté à la première étape que représente la signature des États-parties.  Au contraire du Traité de Lisbonne qui est, quant à lui, déjà d'application (01.12.2009) après avoir été ratifié par tous les États membres.  Alors, ignorance crasse ou mauvaise foi ?  Personnellement je pencherais pour la seconde hypothèse, mais dans tous les cas ceci ne peut que nuire à sa crédibilité.  Il aurait pu nous dispenser de ce mauvais sketch.

2) FV : Il court le bruit que la BCE exhorte les gouvernements à légiférer sur les crypto-monnaies de type bitcoin, quelle est la position de l'UPR à ce propos et le retour au franc ?

FA : Alors sur les affaires de Bitcoin et ce genre de monnaies, je préférerais que ce soit Vincent Brousseau, notre responsable monétaire qui s'exprime.  Moi, le sentiment que j'ai, sur ces monnaies, c'est que c'est une fausse solution (...).  Les monnaies de style Bitcoin ne sont assises sur rien, rien de tangible, si je comprends bien, alors certes on me dira "mais le dollar non plus !" , ce sont des monnaies fiduciaires (...). 

Alors, le Bitcoin, derrière, en fait, il n'y a rien,  on ne sait même pas qui sont vraiment les émetteurs, donc tout ceci est à mon avis quelque chose de très dangereux, de très flou, de très opaque et sur lequel il faut être extrêmement prudent.

FA montre ici, au dernier paragraphe notamment qu'il ne sait rien, mais alors rien du tout des crypto monnaies, et plus généralement des monnaies fiduciaires, d'ailleurs.  Notez qu'il avait eu la bonne idée de le déclarer en préambule.  Néanmoins, ce qui m'interpelle ici, c'est précisément l'intention d'aller au bout... pour sortir des inepties du genre " tout ceci est à mon avis quelque chose de très dangereux, de très flou, de très opaque et sur lequel il faut être extrêmement prudent".

Ce qui amène immédiatement une autre question, bien plus importante, sur laquelle il serait bon que le futur candidat s'exprime : a-t-il l'intention, au cas où il emporterait l'élection présidentielle, de rendre à l'État le pouvoir qu'il n'aurait jamais du céder aux banques, celui de battre monnaie, et ainsi leur enlever le principal outil visant à maintenir les pays dans l'endettement, et finalement dans l'esclavage ?

51'40 : Question de Ludovic Passeri

LP : Etienne Chouard, Michel Onfray, sont tout proches de vos analyse, Est-ce qu'il ne serait pas judicieux de les contacter afin de les faire rallier le mouvement ?  Les médias seraient je pense plus accessibles.  Vive l'UPR.

FA : C'est une idée sympathique (...).  Alors, d'abord, Étienne Chouard, je le connais, je l'ai déjà rencontré en tête-à-tête plusieurs fois, on s'était entretenu longuement, on avait pris un verre, comme on dit, mais qui avait duré longtemps, à Paris, il y a plusieurs années (...).  Étienne Chouard est quelqu'un que je connais, que j'apprécie.  On a eu un désaccord sur son idée de tirage au sort.  Je trouve que c'est un lanceur d'idées, je trouve que de ce point de vue-là, c'est quelqu'un de tout-à-fait intéressant et une personnalité très attachante sur la scène politique française (...).  J'en ai conservé une idée dans le programme présidentiel, c'est-à-dire autant je pense que c'est impossible à mettre en place pour toute une série de raisons très très sérieuses, par exemple au niveau des députés, en revanche, je pense que par exemple pour avoir des panels, des panels consultatifs, par exemple pour le CSA.  Pour le CSA, c'est totalement inadmissible que le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel soit dirigé par neuf personnes, comme le Conseil constitutionnel, qui sont nommées par la Président de la République, le Président du Sénat et le Président de l'Assemblée Nationale.

Je trouve que ces personnes devraient être choisies selon un processus totalement différent, avec des magistrats, et puis qu'il y ait obligation d'avoir un panel, mais cette fois-ci avec un tirage au sort, mais sur une échelle de 70.000 ou 80.000 personnes, par exemple avec les boîtiers qui peuvent être attachés à une télévision, de telle sorte qu'on puisse recueillir en permanence quel est l'avis des téléspectateurs ou des Français.  Par exemple qui est-ce qu'ils veulent voir à la télévision, ou qui est-ce qu'ils en ont assez de voir à la télévision, voilà.  Cela serait tout à fait révolutionnaire et là, pour le coup, il me semble qu'on pourrait avoir un système de tirage au sort, c'est un exemple, mais il y en a d'autres, certainement.

Voilà, en attendant, je crois savoir, quand je dis "je crois savoir" c'est que je sais qu'Étienne Chouard, je crois, a dit du bien des analyses que je fais, nous sommes en bons termes, et à plusieurs reprises, donc, il a soutenu notre action, nos analyses.

Si Étienne Chouard veut adhérer à l'UPR, il est le bienvenu, bien sûr... voilà.  Mais c'est un grand garçon, c'est à lui de décider s'il souhaite venir ou s'il ne souhaite pas venir.  Il souhaite peut-être garder son indépendance.  Moi je respecte absolument tout ça (...).

Lorsqu'on écoute et ré-écoute cette partie de la vidéo pour la transcrire, on est interpellé par le nombre de cafouillages, bredouillages et autres bégaiements.  En fait on sent clairement que la question dérange sérieusement l'intéressé, et sa réponse vaut son pesant de cacahuètes.

Après avoir longuement passé la pommade, il écarte d'un revers de la main le tirage au sort pour " toute une série de raisons très très sérieuses"... mais que vous n'avez pas à connaître, là.  C'est tout.

Quoique... non, en fait, le tirage au sort il le veut bien mais à titre "consultatif" pour permettre à un large "panel" de téléspectateurs Français de choisir qui ils veulent voir et qui ils ne veulent plus voir à la télé.  Pas belle la vie ?  C'est en effet une idée ré-vo-lu-tion-aire, je suis bien sûr qu'Étienne Chouard appréciera, même si mon petit doigt me dit que ce n'est pas demain qu'il prendra sa carte à l'UPR.

J'ai aussi beaucoup goûté le ton condescendant dans la formule "C'est un grand garçon", surtout quand on sait qu'Étienne Chouard a presque un an de plus que lui...

Conclusion

Je pense qu'Asselineau est pétri de qualités, et que c'est un homme de convictions.  Mais il est aussi empreint des contradictions politiciennes inhérentes à son ambition : eh oui, comment être Président de la République et en même temps rendre le pouvoir au peuple ?

Pareil sur le CETA, qui illustre le dicton américain qui dit que pour un marteau, tout ressemble à un clou.  Il ramène tout à la Constitution Européenne, même lorsqu'il sait pertinemment que cela n'a rien à voir.

Ce faisant, il oublie un détail que je mentionnais en début d'article : ce n'est pas à la ménagère de plus de cinquante ans qu'il a affaire, ici, mais à un public averti; et quand il y a parmi elles des ménagères de plus de cinquante ans, ce sont parfois les plus virulentes et les mieux informées !

Je suis donc déçu, mais pas trop, parce que je n'ai jamais fait trop confiance à quelque politicien que ce soit.  J'espère qu'il se reprendra et essaiera d'adopter un discours plus cohérent et plus honnête, quitte à devoir répondre "je ne sais pas" ou "non je ne partage pas ses idées sur le tirage au sort parce que...".  Les petits mensonges politiciens, il vaudrait mieux qu'il les laisse aux menteurs professionnels, lui qui justifie notamment sa présence en politique par une vision différente et plus droite des valeurs républicaines.

Oh, je sais bien, même son "mentor", Charles De Gaulle, savait très bien qu'il était en train de trahir lorsque le 4 juin 1958, à Alger, devant une foule immense réunie sur la Place du Forum il prononça les mots qui devaient rester célèbres : je vous ai compris !

Comments

Bonsoir, merci pour votre article et votre travail journalistique. Je vous propose des précisions suite à vos remarques.
à propos de Mr Magnette, le "fait mine" fait référence au manque de clarté dans le discours du politicien belge : il n'est pas "contre" tout court, il est "contre un certain nombre de ses dispositions". C'est un cheval de bataille de l'upr de lutter contre les gens qui veulent négocier le poids des chaines. On est contre ou on est pour.
à propos du BitCoin, il est vrai que personne ne connait son concepteur. l'UPR a en effet dans son programme "la ré-attribution à la Banque de France de son rôle traditionnel de financement de l’État et des collectivités locales".
n'oubliez pas dans votre jugement l'aspect inédit de cet exercice n'autorisant aucune préparation préalable, face au peuple qui a en effet le pouvoir de poser les questions qu'il veut. Point non soulevé mais non négligeable, vous apprécierez la transparence et la représentativité vis-à-vis du choix des questions posées.

Bonjour Gabriel,  merci pour votre critique constructive,

  • Cet article, pas bien difficile à écrire a été dur a publier, tout simplement parce que je n'ai pas vocation à jouer les pères fouettards pour l'UPR ou son président qui n'ont vraiment pas besoin de ça, vu la manière dont ils sont blacklistés.  D'un autre côté, le fait d'être le "petit" contre tous n'autorise pas à raconter n'importe quoi non plus.

Ce que j'ai pointé ici, ce sont des approximations et des petits mensonges politiciens assez puérils qu'on n'attendait pas forcément chez lui.

  • Pour le Bitcoin, le fait de ne pas pouvoir le tracer, et surtout de ne pas pouvoir contrôler la masse monétaire constitue précisément sa seule protection contre les dérives totalitaires.  Et... non, le BC n'est pas plus fragile que l'Euro ou le Dollar.  Tout ce qui est rare est cher, les Bitcoins sont rares... Bref, pas inutile pour l'intéressé de visionner l'une ou l'autre vidéo sur la question.

Et finalement la question la plus importante ici était celle que j'amenais : est-ce que FA laissera, s'il est élu, le pouvoir au banques de créer l'argent-dette ?  La réponse à cette question est fondamentale et pourrait décider de l'adhésion de centaines de milliers de gens à son projet... ou au contraire à essuyer un revers de taille dans le cas contraire.

Cette question, il ne pourra pas l'éluder bien longtemps, je crois.

  • J'avais commencé par mentionner l'aspect inédit de l'exercice et le professionnalisme avec lequel ç'avait été organisé, tout en précisant aussi que c'est forcément un peu plus périlleux s'agissant d'un public averti en comparaison avec les troupeaux de moutons qui regardent uniquement le JT et les émissions de télé-réalité.

Pour résumer, je pense toujours que l'UPR a sa place et un rôle à jouer dans un paysage politique décidément bien bouché, notamment parce qu'il délivre un message loin du politiquement correct imposé par l'UE avec, tapi derrière, l'oncle Sam en embuscade.

J'ai tout simplement été un peu attristé de découvrir un FA un peu brouillon, un peu de mauvaise foi, un peu ignorant, bref, un peu politicien là où il nous avait habitués à un discours irréprochable et précis.  Ç'était probablement la démo laugh

Philippe

Bonsoir à vous et merci pour votre article que j'ai lu avec profit.

La première remarque que je voudrais vous faire, c'est que vous acceptez comme une vérité le fait que François Asselineau serait censuré au nom des idées qu'il professe.

Sur ce point, moi, je suis en désaccord avec François Asselineau. Je crois que s'il n'a pas accès aux médias, c'est en premier lieu en raison de sa faiblesse électorale et en second lieu à cause de sa maladresse, les militants de l'UPR s'étant rendus coupable d'un véritable harcèlement à l'égard des journalistes qui a eu un effet contre-productif. On ne peut pas dans un même temps critiquer de manière virulente les médias et exiger qu'il vous couvre. Je pense également que les idées europhobes de l'UPR ne sont finalement pas si différentes de celles du FN ou de DLF, et que donc supposer un complot pour les empêcher de s'exprimer n'est pas très cohérent.

Là où je suis tout à fait d'accord avec vous, c'est au sujet de la Wallonie et du CETA. Je crois comme vous que FA est de mauvaise foi, mais je sais pourquoi : FA a érigé en dogme le fait qu'il serait impossible de modifier en rien quoi que ce soit de l'UE et que la seule solution est d'en sortir pour éviter le moindre désagrément. Ainsi, il avait nié les avancées, certes maigres, obtenues par David Cameron pour le Bremain. Pour le CETA, c'est exactement la même chose.

Là où je ne vous suis pas, c'est d'abord sur E Chouard. Le propos de François Asselineau reste pour moi respectueux. J'ajoute que j'ai lu plusieurs fois François Asselineau tenir des propos plus virulents sur E Chouard, accusé de soutenir Nicolas Dupont-Aignan. Je pense que les hésitations que vous avez remarqué s'expliquent par ce point : FA aurait bien aimé l'embrigader avec lui, mais il ne veut pas reconnaître que s'il ne le fait pas ce serait à cause de NDA (ce en quoi, moi, je pense qu'il a tort. E Chouard, quels que soient ses défauts, a toujours refusé toute appartenance politique même s'il ne crache pas sur certaines récupérations qui sont faites de ses travaux).

Je ne vous suis pas non plus sur le Bitcoin. J'ai l'impression que sur le sujet, François Asselineau a été tout à fait mesuré, avec une réponse pleine de bon sens. Vous pensez que la question bancaire est structurante, je n'en suis pas du tout sûr pour ma part.

Bien cordialement,

Tythan (je précise que je suis militant de DLF)

Cher Monsieur,

Tout d'abord merci pour l'attention que vous avez porté à l'article, et accessoirement pour le ton mesuré de vos critiques, bien que, je le crains, nous ne soyons pas d'accord sur beaucoup de points.

> Médias

Pour les médias, évidemment, on pourrait parler de la poule et de l'oeuf, et de même pour sa popularité puisque vous devez savoir que celle-ci est largement corrélée précisément à la couverture médiatique des candidats, comme l'ont montré diverses études.  Je ne prétends pas détenir la vérité, mais il me semble justifié d'écrire qu'en effet la presse le snobe et qu'un tel unisson n'est pas sans susciter quelques interrogations sur l'aspect spontané et généralisé du phénomène.

Au reste, je ne l'ai jamais entendu être insultant, il a un peu trop d'éducation pour s'abaisser à cela.  Quant à lui imputer des hypothétiques harcèlement par ses militants, vous admettrez que c'est un peu léger, surtout quand là aussi on peut discuter longuement de la poule & de l'oeuf.  Peut-être que les centaines de milliers de sympathisants qu'il représente se sentent un peu méprisés aussi qu'on n'accorde aucune importance à leur opinion ?

Il avait, par exemple été reçu à ONPC et avait, ce me semble, fourni une prestation tout-à-fait honorable, à mille lieues de ce que se permettent certains politiques qui eux, n'ont qu'à claquer des doigts pour y être invités.

> Europhobe

Cet argument est souvent utilisé pour associer FA à l'extrême droite.  Mais cela supposerait également de faire l'amalgame entre europhobie et xénophobie, ce qui est pour le moins capillotracté sauf à parler de poésie.  D'autre part, le FN en tous cas n'est pas pour la sortie de l'UE.  Ainsi vous avez actuellement au pouvoir un parti supposément de gauche qui pratique une politique d'ê droite, et dont certains membres se sentiraient probablement comme des poissons dans l'eau au FN.  Simple question d'opportunités.  A cet égard, je pense que l'analyse que fait Etienne Chouard sur l'anathème "extrême droite" utilisé comme moyen de discréditer toute vision dissidente est pertinente.

> CETA

Oui c'est finalement ce que j'écrivais, il ramène tout à sa petite problématique à lui qu'il aime, et c'est notamment ce que je lui reprochais.  Toutefois vous conviendrez que c'est là péché véniel, même s'il l'a assaisoné derrière d'une tentative aussi inutile que ridicule d'associer Magnette à Tsipras (qui lui est un traître, on le sait); et qu'en passant il a nié toute avancée wallonne sur le dossier, ce qui est totalement faux.

> Chouard

Eh bien il a dit.. ce qu'il a dit, me semble-t-il.  Et ce qu'il a dit du tirage au sort, ne m'a pas paru des plus flatteurs.  J'ai retranscrit fidèlement la bande son, et voilà.  Ce n'est pas exactement de nature à susciter l'adhésion des nombreux internautes qui croient dur comme fer à la démocratie directe, et cela ne lui fera aucun bien sur le long terme, mais je n'ai rien à voir là-dedans : c'est son programme.

> BitCoin

Je n'ai pas lourdement insisté, vu que FA avait lui même fait aveu d'incompétence, mais son numéro sur l'obscurité, le danger, le flou m'a immédiatement fait penser à une question plus importante qui est celle du pouvoir régalien pour ne pas dire léonin des banques à créer l'argent-dette.  Mais j'imagine que là non plus, nous ne serons pas d'accord.

Bien à vous,

Philippe

Tout d'abord qu'as-t-on à faire que les wallons ou les Belges aient signé le traite CETA. Nous Français on s'en fout royalement!!! Ce qui nous intéresse c'est d'avoir un Président,chez nous, en France, un vrai Président, pas un bouffon ni un clown. D'ailleurs si l'ensemble, je dit bien l'ensemble des hommes politiques Français se livraient au même exercice, je pense que nous aurions de réelles surprise. Monsieur ASSELINEAU n'a pas eu le choix pour pouvoir faire entendre sa voix.
Je tiens à relever une désinformation du rédacteur de cet article, Asselineau a prévu et même présenté la nouvelle monnaie qu'il envisagerait de mettre en place à la place de l'Euro, en changeant 1 euro contre 1 franc.
Dans cette nouvelle aventure pour la France que nous vivons, nous n'avons plus le droit, NOUS LES ÉLECTEURS de nous tromper, ou de nous faire tromper encore une fois. Il en va de notre survie en tant que pays FRANCE et aussi de notre image mondiale. Si nous voulons changer de politique, nous devons changer de visage et ne plus voter pour ces incapables qui nous ont gouvernés jusqu'à présent. 36 partis politiques différents (ou presque) en France, diviser pour mieux régner. Je ne dit pas qu'ASSELINEAU est parfait, mais après tout, ce n'est qu'un homme qui arrive d'en bas mais si vous avez quelqu'un de plus "fiable" à me présenter alors n'hésitez pas, nous lui ferons subir la même intervention sur Internet et après nous verrons...

Bonsoir,

Le CETA devrait vous importer plus que tout parce que vos politiciens, eux, l'ont signé sans le lire, ou pire, en sachant qu'il s'agissait d'un accord scélérat qui permettrait à de multinationales américaines d'influer par ricochet sur le pouvoir législatif des États-membres en attaquant ceux-ci via des tribunaux privés.

Pour information, c'est moi qui ai écrit l'article et nulle part je n'ai écrit que FA était un bouffon ou un clown, bien au contraire, mais il faut lire soigneusement.

Je partage votre avis, et je l'avais longuement évoqué que FA est globalement ignoré par les médias dominants et que ceci est profondément anti-démocratique : mais vous vivez dans un pays ou tous ces médias dominants sont dans les mains de l'oligarchie, et ceci explique sans doute cela.

J'ai lu votre phrase concernant une "désinformation", mais franchement, je ne vois pas trop le rapport entre le cours initial du Franc s'il lui était donné d'y revenir et le fait que dans le système actuel, ce sont les banques et non l'État qui font tourner la planche à billet, et que c'est là la cause principale de la dette extérieure proprement affolante de la France (mais plus généralement de tous les pays européens/occidentaux).

Je suis au regret de vous informer que l'image de la France est au 36ème dessous, fruit d'un long travail de sape entamé dès la mort de Miterrand, pour culminer sous Hollande, dont on se souviendra  surtout comme le fossoyeur du PS.

Je n'ai aucune haine pour l'UPR, et j'ai largement salué la performance en précisant qu'elle ferait crever les autres de jalousie, eux qui jamais, n'oseraient s'y frotter sous peine de s'y piquer.  Mais faut-il pour autant jouer les béni-oui-oui? 

Bonne soirée,

Philippe

C'est quand même fou, j'ai la sensation inverse.
Peut-être ne voyez-vous que le verre d'eau à moitié vide ?

Pour pouvoir dire que c'est un fail, encore faudrait-il que vous ayez des éléments de comparaison.

Hors François Asselineau est le premier homme politique français à tenter ce genre d'exercice en direct, sans savoir les questions à l'avance, en se confrontant aux internautes, et on a vu qu'arrivaient aisément des questions difficiles pour lui.

En comparaison il y avait le même soir le live de Mediapart, ou Emmanuel Macron avait droit à des questions de "journalistes" telles que "Macron le libéral ?", "Macron l'opportuniste ?", "Macron le traitre au gouvernement socialiste ?", "Macron le progressiste ?" - permettant aisément au personnage qui passe déjà à la télé de se justifier dans ce qui constitue son principal argument électoral:

"Emmanuel Macron, pourquoi pas, y'aura ptet un miracle, on sait jamais ?"

Le live de Macron avait 1.6k vues pour ce qui était en fait de la com, et celui d'Asselineau 1.2k vues pour un vrai entretien avec les internautes.

Pensez-vous que Macron aurait tenu 15 minutes avec l'exercice qu'a fait Asselineau ?

Non, car Macron a peur du peuple, peur des vraies questions, car ses intérêts politiques sont différents de ceux du peuple français.

Et c'est précisément là que ce n'est pas un fail, et c'est là qu'Asselineau a réussi là ou les autres ne peuvent qu'échouer:

Asselineau a montré qu'il n'a pas peur du peuple.

Souvenez-vous du dernier homme politique qui a accepté publiquement un évènement ou il répondrait aux questions des gens en direct, sans les savoir à l'avance ?

Quand à votre question "comment être Président de la République et en même temps rendre le pouvoir au peuple ?"

Le programme de l'UPR y répond, ce n'est pas la panacée, ce n'est pas le tirage au sort, certes. Mais pour prétendre rassembler gauche et droite, tout en prenant le pouvoir de manière légale, je ne vois pas comment ils pourraient faire autrement.

Vous n'êtes pas le premier à m'en faire la remarque (le fail), et je me suis moi-même posé la question, avant de choisir de le coller quand même, et je vais vous dire pourquoi :

> Fail

Vous savez peut-être que pour assurer quelque visibilité à un article aujourd'hui, il faut impérativement en passer par FB.  Je poste donc sur ma page FB, et partage ensuite via mon compte privé, soit.  Afin d'éviter que ce post, qui apparaît parmi des centaines d'autres sur le fil de mes abonnés ne soit confondu avec le énième avatar du même lien original, je devais en modifier quelque peu l'aspect, afin qu'il puisse être distingué.  Vous noterez que j'ai choisi un fail dans lequel le texte dit "attention to detail", et non un truc dans le genre "boulet élevé au grain" ou "epic fail".  Alors voilà, était-ce justifié ?  Selon moi oui, mais je comprends aisément que cela puisse choquer quelque peu ses sympathisants qui y auront surtout vu une performance remarquable.

> Performance

J'espère que vous me rendrez grâce d'avoir le premier salué la performance de FA, tant pour son originalité, que pour l'aspect technique et finalement sur l'aspect funambule, parce que cet exercice était difficile, et risqué. 

> Macron

Pour moi, ce bonhomme est un ectoplasme, c'est-à-dire un être sans substance.  Et un attrape gogo, de l'aveu même de son inventeur (Attali).

> Président versus pouvoir au peuple

Je crois que nous sommes d'accord, dès que l'on rentre dans la démarche de la présidentielle, la démocratie directe s'éloigne.  C'est un constat, je n'ai écrit nulle part que FA était le diable, j'ai écrit que la question le mettait mal à l'aise, qu'il méprisait le tirage au sort, et qu'il prenait (un peu) Étienne Chouard de haut.  Rien que ce qui a été dit, sans retrancher ni ajouter rien.

Entendons-nous : dans tous les cas de figure, et quel que soit le candidat en face, si FA devait être élu il ne pourrait faire pire que celui-ci, ou ses prédécesseurs.

Et finalement votre critique, que je trouve fort mesurée, m'en rappelle bien d'autres auxquelles j'aurai eu à répondre aujourd'hui : fallait-il écrire cet article ?  Selon moi, après y avoir bien réfléchi, oui, et je pense que sur le long terme ce sera bénéfique pour l'UPR parce qu'il y a tout lieu de penser qu'ils nous liront (si ce n'est déjà fait) et que FA, qui est un homme intelligent, s'y prendra (encore) mieux la prochaine fois, en sachant que son public, ce ne sont pas les veaux auxquels Macron et les autres sont accoutumés, et que les questions peuvent être vachardes, aussi.

Au plaisir de vous lire,

Philippe

Bonjour, je découvre votre blog, très intéressant, suite à une recherche sur FA. J'ai apprécié le ton critique et mesuré de votre article et j'en profite pour faire une remarque ou deux (en espérant pas trop faire doublon avec les autres commentateurs):

> Paul Magnette: On a dit beaucoup de chose sur lui concernant les discussions autour du CETA. Pour ma part, il me semble que ceci arrive dans un contexte où le PS en Wallonie était en perte de vitesse au niveau des sondages au profit du PTB. Dé lors, je suis fortement incliné à croire que, menacé par le PTB, le PS à voulus se racheté une image de protecteur des travailleurs. Il me semble que c'est une analyse de FA durant son direct et, sur ce point, je serais plutôt d'accord avec lui.

Ensuite, FA fait la comparaison avec toute une série de personnes, dont Tsipras... Mais, me semble-t-il c'est surtout pour dénoncer leur discours qui prétend vouloir modifier l'Europe de l'intérieur. En suivant les conférences de FA, sont raisonnement sur l'impossibilité de réformer l'UE de l'intérieur se base sur l'obligation d'avoir une unanimité des voix en vue de la réformer. Or à 28 pays, aux intérêts divergents cela semble, en effet, plutôt hypothétique. D'où cette dénonciation de l'UPR de toutes celles et ceux qui veulent changer les choses de l'intérieur.

Je me base sur ce lien pour ce dernier commentaire:

> FA et les monnaies:

FA montre ici, au dernier paragraphe notamment qu'il ne sait rien, mais alors rien du tout des crypto monnaies, et plus généralement des monnaies fiduciaires, d'ailleurs.

FA est tout de même Inspecteur général des finances et professeur dans plusieurs écoles de commerce (Site de l'UPR) donc dire qu'il ne connaît rien à la monnaie fiduciaire me semble un brin excessif. Sans doute ne connaît-il pas tous les tenant est aboutissant autour du Bitcoin, mais je ne généraliserais pas. Pour autant il à bien commis une erreur selon moi, c'est de mettre en avant Vincent Brousseau pour s'exprimer sur le Bitcoin avant de, tout de même, céder à l'envie de donner son avis.

Bonjour Bertrand,

  • PS vs PTB : Si l'on veut parler de politique politicienne, il vaut mieux regarder alors du côté des majorités (PS à la région, droite au fédéral).  Et ceci expliquerait difficilement que l'intéressé (et le Parlement wallon avaient déjà fait les mêmes remarques il y a deux ans.
  • Tispras : est un traître placé là pour court-circuiter toute vélléité de sortie de l'UE de la Grèce, et accepter des plans d'austérité qui saignent le pays à blanc.  Magnette n'a pas grand-chose à voir avec ce genre de personnage (qu'on l'aime ou pas).    L'histoire sur "modifier l'europe de l'intérieur" est finalement le pire des mensonges de FA ce soir-là, puisque le CETA est un "nouveau" traité restant à ratifier alors que la constitution européenne est d'application (ratifiée) depuis décembre 2009.  Il mentait, et il est mieux placé que personne pour le savoir.
  • Monnaies : de deux choses l'une, ou bien il sait, ou bien il ne sait pas, sans préjuger de son niveau de culture en la matière.  Mais là, il dit qu'il ne sait pas, puis répond quand même, et passe un petit moment de solitude en débitant des formules toutes faites qu'on croirait tout droit sorties d'un prêche millénariste.  Un peu ridicule, et un peu inutile, aussi.

Au plaisir de vous lire,

Philippe

Merci pour votre réponse.

PS vs PTB: Personnellement, je ne vois pas où est le problème. En revanche, ne regarder la politique qu'au travers des partis de la majorité me semble un peu réducteur. Pour moi, mais je peux me tromper, les protestations de Paul Magnette ont tout de même eut l'effet de couper l'herbe sous le pied au PTB ce qui peut vouloir dire que, même en dehors du pouvoir, un partis peut influencer les débats à ce niveau.

Tsipras : Je ne connais pas très bien le personnage, juste qu'il a généré pas mal d'espoirs qui ont ensuite fait place à une grande déception et je pense que c'est surtout cela qui lui vaut la comparaison avec monsieur Magnette (à tort ou à raison), renforcé par le fait que ces deux hommes sont rentré dans un bras de fer perdant avec l'Europe, entre autre.

Concernant la différence entre un traité à ratifier et une constitution déjà sur les rails, au fond, on est confronté à des phénomènes de blocages qui peuvent prendre deux formes à mon avis, mais qui font appels aux mêmes acteurs:

  • Une forme juridique ou réglementaire: Le cas de la "réforme de l'intérieur"
    • Une forme affective, émotionnelle: Pour le cas des amendements aux textes à ratifier.

    Pour cette dernière, on use de l'intimidation, de la stigmatisation ou d'autres discours visant à vous expliquer que vous ne valez rien (allusion au commentaire de Guy Verhofstad). Du coup, comme les acteurs sont les mêmes, je ne m'étonne plus si des amalgames ou des confusions peuvent émerger.

    Les Monnaies: Oui je suis d'accord avec votre point de vue, cela manque de cohérence.

  • Rebonjour,

    Je pense que sur l'analyse nous sommes bien d'accord, et je connais très largement le programme et les arguments de FA, que je partage dans une large mesure.

    L'histoire récente nous montre que la population occidentale refuse désormais en bloc la mondialisation à marche forcée, et je ne serais pas étonné que les résultats des élections en Autriche, le référendum en Italie et la Présidentielle en France nous réservent quelques surprises de taille, ce qui pourrait amener à l'éclatement spontanné de l'UE.

    S'il réunit ses signatures, je ne serais pas vraiment étonné non plus que FA fasse un carton, tout comme Trump ou Beppe Grillo avant lui, sur lesquels les médias n'auraient pas misé un kopeck.

    Ceci dit, ne vous attendez pas non plus à un miracle... FA qui a répondu à la question que je posais dans cet article (et qui a été relayée dans son deuxième direct) a immédiatement botté en touche quant à la reprise en main du pouvoir de battre monnaie.  Il a répondu sur la dette...  (Décidément, il prend vraiment les gens pour des lapereaux de la semaine).

    Aucun doute que cette question lui sera à nouveau posée, à un moment ou l'autre.  Et il faudra bien qu'il clarifie sa position, ce qui nous en dira long sur ce qu'on peut réellement attendre en matière de changement.

    Au plaisir.

     

    Philippe

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