Au revoir Facebook, bonjour la vraie vie

EDITO

C'est décidé, je quitte le radeau de la Méduse. Je préfère nager, tout compte fait.

Voilà bientôt trois ans que je suis sur Facebook. Je m'y étais inscrit peu après avoir lancé mon petit média à moi que j'aime, parce qu'il se disait alors que c'est une excellente manière de se faire connaître... Mais est-ce bien (encore) le cas ?

Cet article a été mis à jour

Date Mise à jour
05.05.2018 Données du site LGS

Facebook comme moyen de promotion

À ceux qui imagineraient naïvement que Facebook peut-être un moyen de toucher un public plus large, je dirais qu'il n'y a rien de plus faux, désormais. Ce serait même plutôt contre-productif, comme nous le verrons.

Il faut se rappeler que tout d'abord, Facebook n'a pas été conçu comme un moyen de toucher le public, mais bien un petit cercle de connaissances, les amis, et leurs amis, dans une moindre mesure. Mais même dans ce cas, il ne faut pas croire que vos publications sont visibles par tous vos amis. En fait elles le sont, seulement s'ils viennent consulter votre page, ce que personne ne fait.

Ainsi, nous parlons de la manière dont les publications apparaîtront dans la timeline de vos amis, ou des gens qui se sont abonnés à votre page. Une page, c'est un objet particulier qui a une forme d'existence autonome mais qui est toujours liée à un compte personnel. Une page n'a pas d'amis, mais des abonnés. J'ai donc un compte personnel et une page pour mon petit média.

J'ai environ 300 contacts Facebook et à ce jour 1.537 abonnés, et déjà là, il y a comme qui dirait un os dans le pâté. En effet, les 1.530 et quelques, je les avais déjà en décembre 2017... Comment expliquer qu'une page qui affiche une progression régulière durant presque deux années se mette subitement à stagner à partir d'une date donnée (décembre 17). Bon, alors on pourrait simplement en conclure que je suis légèrement paranoïaque et qu'en fait ceci est à mettre au compte d'une piètre qualité des publications, soyons fous !

Seulement voilà, ça ne tient pas, pour deux bonnes raisons.

Les likes et les dislikes qui restent étrangement stables

N'allez pas croire que je n'ai pas de mentions « j'aime » sur ma page, bien au contraire, j'ai à peu près la même progression, toutes proportions gardées, que ce que j'affichais avant décembre 2017 ! Ce qui est nouveau, c'est que pour pratiquement chaque nouveau « like », j'ai un abonné qui se barre. Vous avez dit bizarre ?

Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, pour pratiquement chaque like, il y a un dislike, de sorte qu'en moyenne, la page ne progresse pas. Comment expliquer ceci ? Des lecteurs qui viendraient s'abonner, puis le lendemain, ou quelques jours plus tard, se désabonneraient ? Et c'est assez pervers puisque Facebook ne cesse de vous informer que vous avez de nouveaux abonnés...

Vous me direz qu'une page n'est pas l'autre et qu'il ne faudrait pas tirer des conclusions à partir de l'étude de mon petit cas particulier (et vous auriez raison). Ma page (et mon média) sont relativement confidentiels, et qui sait, mon public est-il peut-être tout simplement plus volatil qu'un autre ? Alors comparons !

Statistiques d'Arrêt sur Info (ASI)

Arrêt sur Info est le site d'informations alternatives fondé par la journaliste Silvia Cattori. Et en termes d'abonnés, on ne parle pas de site confidentiel, mais d'un des plus populaires sur la place. Peut-être pas tant en termes de « likes » qu'en termes de vues (nombre de visiteurs uniques). Je lui ai donc posé la question pour savoir si elle aussi avait observé une stagnation du nombre d'abonnements. En réponse elle m'a donné accès aux statistiques de la page.

On le voit, le graphique a la même tête que le mien, et à la fin décembre 2017, toute progression durable est stoppée net.

Pareil sur une période d'un mois pour les abonnements/désabonnements. On arrive étrangement à un superbe zéro de progression nette. C'est magique.

Statistiques du site LeGrandSoir (LGS) - update du 05.05.18

A la question que je posais de savoir si LeGrandSoir avait aussi observé cette tendance sur sa page facebook, jai eu la réponse suivante :

Oui, phénomène notable chez nous, surtout depuis le début de l'année (voir docs joints).

Tendance sur un an

Sur le mois de mars 2018

Conclusion

On peut raisonnablement penser qu'à partir de fin décembre 2017, Facebook a introduit un mécanisme dans son algorithme qui bride la progression en termes d'abonnés. Est-ce uniquement pour les pages liées à des sites d'infos alternatives ? Je n'en sais rien, mais c'est net, ça se voit comme une mouche dans une tasse de lait. On pourrait aussi imaginer qu'il s'agirait, pour Facebook, de pousser les clients à faire la promotion de leur page via Facebook, en payant pour ça. Toutefois, cela paraît un peu idiot, parce que la démarche est malhonnête, et qu'on ne construit pas une relation de clientèle sur la duperie.

Éloge de la vacuité

La dernière raison pour laquelle j'en ai soupé de Facebook, c'est l'immense gâchis que cela représente. On a là des millions de panouilles qui s'égosillent dans le désert, n'ayant pas compris que c'est parfaitement vain et que personne ne les lit de toute façon.

Pire, on n'a strictement aucun contrôle sur ce que l'on voit : on ne choisit rien, on est priés de bouffer ce que maman Facebook nous a préparé. Et à tout prendre, c'est parfaitement contre-productif, parce qu'on y passe un temps fou, ou pour le dire autrement, on perd son temps. Du temps que l'on aurait pu employer utilement à lire des articles intéressants, à se documenter, ou à écrire.

Suis-je le seul à penser que Facebook fait de nous des imbéciles compulsifs ? On parcourt benoîtement un fil qui ne s'arrête jamais, ingurgitant au passage des monceaux d'informations plus ou moins ineptes, quand elles ne sont pas fausses, des vidéos de chatons, des problèmes de maths qu'un enfant de 8 ans résoudrait les doigts dans le nez. Crrrr Crrrrrr, fait la roulette de la souris, devenue notre seul lien au grand village internet.

Si vous voulez vous en convaincre, faites l'expérience suivante : essayez de vous remémorer 5 publications passées dans votre fil lors de votre dernière connexion... Vous échouerez très probablement, et il y a une bonne raison à cela ! Quand vous êtes purement spectateur d'une information que vous n'avez même pas demandée, votre cerveau est en mode géranium, il ne fixera strictement rien, un peu comme quand, partant de la maison, vous êtes incapable de vous rappeler si vous avez bien éteint les lumières. Et du coup, à quoi ça sert ?

Eh bien c'est très simple, ça sert à enrichir un peu plus Facebook tous les jours, avec pour corollaire de diminuer le trafic direct et organique des sites d'information alternative. Eh oui, puisque les gens pensent (à tort) que quand ils parcourent leur fil Facebook, ils se tiennent informés au mieux. Quelle erreur.

Thanks for all the fish

Cette réplique, issue du cultissime "Hitchhiker's Guide to the Galaxy" me vient à l'esprit, au moment où je vais clôturer mon compte Facebook.  Merci, donc, mais je m'en vais quand même.  Je laisse derrière moi sans doute des personnes avec qui j'avais eu des contacts agréables ou instructifs, ce sera là mon seul regret.

Je n'agis pas sur un coup de tête, mais au contraire, cette décision est le fruit d'une longue réflexion portant sur plus d'une année durant laquelle j'ai pu constater l'inanité de tout effort visant à accroître mon lectorat via Facebook.  C'est rédhibitoire en ce qui me concerne.

Avant, Facebook se contentait de faire du fric sur les contenus des utilisateurs, maintenant, ils se permettent de faire de la censure en prime.  Il est grand temps de quitter le rafiot.

Ainsi donc, j'effacerai ma page Facebook (01.05 - 20h), ainsi que celle du Vilain Petit Canard, et il n'est pas impossible que je bloque totalement l'accès de mon site aux robots de Facebook, rendant ainsi impossible de republier mes articles sur cette daube.   Aucune raison de leur offrir quelque contenu que ce soit.

Pour mon petit lectorat, eh bien ils devront se ré-habituer à visiter un site web qui ne serait pas Facebook (le grand saut), ou à user d'autres moyens de veille médiatique comme RSS, par exemple.

Et à ceux qui me diront que je ne dois pas quitter Facebook parce que malgré tous ses défauts, il est utile, je répondrai ceci :

Si pour chacune des victimes assassinées par l'Empire ou ses féaux, vous déposiez ne serait-ce qu'un petit caillou blanc sur la cheminée pour vous en souvenir, vous auriez fait nettement plus que tous les posts Facebook du monde.  La vie n'est pas virtuelle, la mort non plus.  La pauvreté est quelque chose de très concret à mille lieues des vidéos de chatons et des caricatures rigolotes.  Le pouvoir ne s'exerce pas, ou peu, sur les réseaux sociaux... tant qu'ils n'empiètent pas sur la réalité.  Ne comprenez-vous pas qu'il s'agit là d'une soupape de sécurité ainsi que d'un instrument de contrôle des masses ?  C'est concrètement le portage des deux minutes de la haine de George Orwell.  Vous vous défoulez, puis vous retournez dans le rang.

Facebook n'est que l'illusion de la liberté d'expression, dont l'image s'étiole à l'infini, à l'instar de la liberté d'expression dans notre société.  Il vous est encore permis d'y vaticiner le grand soir qui vient, mais en attendant l'interdiction de rêver, dites-vous bien que les rêves ne se partagent pas, c'est chacun chez soi, et quand vous vous réveillez le matin, c'est dans le monde réel.  Métro, boulot (pour les privilégiés qui en ont un), et dodo (pour ceux qui ont encore un peu de temps pour ça).

Au plaisir de vous retrouver sur Le Vilain Petit Canard ou chez les collègues qui me font parfois l'honneur de me republier.

Comments

Une statistique basée sur 2 relevés n'est pas fiable, vos conclusions sont par conséquent hasardeuses. Je serais personnellement tenté d'y croire mais ce serait subjectif.
Pour être pertinente votre étude doit se baser sur ce qu'on appelle un échantillonnage représentatif, soit plus que 2 et plus diversifié. La baisse d'audience ou d'inscriptions de 2 médias de même catégorie à une date donnée (2017) peut avoir d'autre explications. Une au hasard : la fin du suspense des élections américaines puis françaises par exemple.

Bàv

Bonjour,

Je connais au moins un autre gros site d'information alternatives qui souffre exactement du même mal, il se trouve que je n'ai pas accès aux stats.

Cet article sera probablement une bonne façon d'avoir des retours, parce que les webmasters vont se poser la question.

Je n'ai pas rêvé, les stats sont là, aussi bien les miennes que celles d'ASI.  Figées dans la glace en décembre 2017.  Ça ce sont des faits, même s'il convient de prendre des pincettes avant de généraliser.

La raison "au hasard" que vous avancez, je l'avais moi-même proposée pour expliquer la baisse de fréquentation (pas d'abonnements) aux sites que certains avaient (à tort à mon sens) attribuée à une censure de Google (Word Socialist Website).

Mais ça n'explique nullement que des sites voient leur progression (qui est mathématiquement une dérivée de la fréquentation) se figer... définitivement.  Ça n'a aucun sens.

Je suis votre raisonnement jusqu'à la dernière phrase.
Se figer définitivement ? Nous terminons le quatrième mois 2018.
Je suis un consommateur d'infos, toutes tendances confondues (plus d'une douzaines de sites consultés chaque jour)et depuis quelques temps je survole les titres d'un oeuil blasé sur mon agrégateur de flux. Par conséquent ma fréquentation (aller sur le site pour lire l'article) diminue nettement.
Si un grand nombre de personnes réagissent comme moi vous obtenez les graphiques concernés.
Ce n'est encore une fois qu'une hypothèse mais je maintiens que vos conclusions me semblent hâtives.
Sur le fond j'adhère totalement : les réseaux sociaux sont potentiellement très dangereux selon l'utilisation qui en est faite et l'histoire nous enseigne que les outils de pouvoir sont rarement exploités par de grands humanistes.
Bàv

Rebonjour,

On ne parle pas de lectures, ici, mais d'abonnements.  En gros, des gens qui découvrent le site ou, après avoir lu un article, décident qu'il vaut le coup...  Et qui cliquent "like" sur la page ou "s'abonner".

Et ces chiffres n'ont pratiquement pas changé !  On a toujours des abonnements, près d'une centaine pour ASI cette semaine, avant que je clôture mon compte FB.  Ce qui est nouveau, c'est que depuis décembre 2017, ces nouveaux abonnés sont systématiquement (et un peu trop parfaitement) annulés par des désabonnements, ce qui nécessite en principe pour l'utilisateur d'aller sur la page, et de cliquer "je n'aime plus".

Cette explication ne tient donc pas.

Bàv,

Non seulement vous avez parfaitement raison, mais c'est encore bien pire que cela... un ENORME moyen de tenir l'humanité dans un abêtissement sans pareil... ce qui va permettre aux belligérants ridicules car ils vont eux mêmes être pros à leur propre piège, de frapper avec une surprise gigantesque .. l'homme est devenu MORT ICI... en un mot, l'ENFER . et ils ne s'en rendent même pas compte.. c'est fini.

Oui, et accessoirement un moyen de captiver, avant même qu'il ait pu devenir mûr, ce que Carlo Revelli appelait le cinquième pouvoir : la presse... pour tout le monde, mais en tant que contributeur.

"L’imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d’écrire" écrivait Benjamin Bayart.  Moi j'ajouterais "et Facebook lui reprendra ce pouvoir avant qu'il ait pu en user.

Bonjour Philippe et merci pour cet article.

Facebook était un outil intéressant à ses débuts mais cet outil à, au fil du temps été tronqué contre l'intérêt de ses utilisateurs. Pour ma part, j'espère que la masse des abonnés facebook va finir par fondre, se serait une bonne chose. Moi-même j'ai eu un compte et je l'ai clôturé il y a plusieurs années à cause des problèmes de confidentialités notoire (C'était à l'occasion d'une mise à jour particulièrement contestée de mémoire).

Pour autant, j'ai un certains nombre de mes proches qui utilisent encore cette plateforme pour communiquer (via Messenger par exemple) et c'est, pour certains d'entre eux, l'un des rare moyens d'avoir des infos régulières... heureusement qu'on a encore la possibilité de se téléphoner!

Sinon c'est vrai que quitter facebook c'est perdre une l'habitude du gavage d'infos pas forcément pertinentes et utiles pour soi. C'est quitter une certaine facilité pour se réapproprier sa propre faculté à chercher et/ou moduler soi-même l'information qui nous intéresse. Le cas existe aussi, dans une certaine mesure car elle ne touche qu'une catégorie de vidéastes, avec youtube également.

Bien à vous!

Bonjour Bertrand,

Oui, il faut juste avoir deux minutes de courage pour peser les avantages et les inconvénients pour comprendre que désormais, y rester n'a plus de sens.

Et ce qui emporte la décision, c'est bien sûr que désormais, Facebook use de moyens déloyaux.

Bonjour,

Je n'ai pas et n'ai jamais eu de compte Facebook. Je me suis toujours méfié de ce truc là.
Ni de twitter, ni de portable, ni de télé, ni de CB d'ailleurs. Pas confiance dans ce que je ne peux pas maitriser.
Et oui, le flus RSS est tout simple et bien pratique pour se tenir informé.

Je vous découvre par ASI, et soyez sûr que j'ai marqué la page d'accueil ("bookmarké") du Vilain Petit Canard.
Bravo pour votre initiative.

Un tout grand merci :)

Hélas, plus on avance moins ont peut faire confiance à nos gouvernements pour gérer en bons pères de famille.  Propagande all around.

Diaspora est un "autre" réseau social.
En quelques mots, il est basé sur des logiciels libres, n'appartient à aucune entreprise, n'est pas centralisé et ne dispose pas d'algorithmes suggérant du contenu aux utilisateurs (tout fonctionne avec des tags et des "amis" que l'on va suivre).
Nous sommes légions, 'fin, quelques uns : https://podupti.me/?detailedview
Comme on dit, "c'est vous qui voyez".
Cordialement.

Bonjour,

Oui, et il y en a d'autres comme mastodon, le hic étant que personne n'y est et que cela ne fait que déplacer le problème qui n'est pas tant un problème d'app qu'un problème sociétal.

 

Il me semble que Mastodon a plus d'utilisateurs que Diaspora, il vrai. Moi je suis sur Diaspora... Je ne cherche pas à changer pour le moment, cela me suffit.
Je vous ai proposé Diaspora parce que vous aviez des griefs vis à vis de Facebook et de son fonctionnement. Je pense qu'on ne peut pas reprocher cela à Diaspora, donc je vous en ai parlé.
Après si cela va au-delà, je ne sais pas.
Pour la fréquentation, c'est toujours pareil, c'est l'histoire de l'oeuf ou la poule : Il faut des gens et du contenu. Vous avez manifestement des choses à dire, d'où ma suggestion.
Et puis bon, si vous attendez qu'un réseau sociale atteigne le milliard d'utilisateurs pour l'utiliser, je crains que cela ne soit qu'un Facebook-bis :-).
Comme je vous l'ai dit "c'est vous qui voyez".
Je vous souhaite bonne continuation en tout cas.

Personnellement, je pense qu'il ne s'agit pas d'un problème de tel ou tel réseau social, mais plutôt de la manière dont ils fonctionnent et de la façon dont les gens abordent leur propre existence désormais.

Les réseaux sociaux ne sont, pour ce que j'en ai vu, que le succédané d'une société qui n'a plus rien de social, et le miroir du vide abyssal qui tient lieu de vie intérieure à la plupart des gens.  La réflexion y est abolie, le temps aussi, tout doit y être immédiat, suitant le pathos et ne sollicitant guère autre chose que notre cerveau limbique.  

Ils sont clairement la marque d'une société qui a perdu ses repères et s'achemine à grand pas vers son crépuscule; l'apologie de la médiocrité  masque mal l'absence de profondeur et de créativité.

Les réseaux sociaux sont un symptôme, pas le remède.

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