Stupéfiante apothéose de la distraction

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Qu'y a-t-il de commun entre l'assassinat de Kennedy, les attentats du 11 septembre, les petits hommes verts de Roswell et le complot judéo-maçonnique visant à instaurer un Nouvel Ordre Mondial ?  Et qu'est-ce que les théories du complot ont en commun avec le spectacle démocratique ou les réseaux sociaux ?

Avertissement : attention, au cours de la rédaction de cet article, Kévin et un certain nombre de politiciens ont été sérieusement malmenés.  Si vous êtes un adolescent pré-pubère avec un goût prononcé pour la révélation des vérités qu'on nous cache, et qu'en outre vos parents vous ont affublé du prénom ridicule de Kévin, passez votre chemin, vous risqueriez la crise d'épilepsie et je ne voudrais pas en être tenu pour responsable.  Si vous êtes sectateur/abonné/socio dans la secte de JLM ou celle de Marine, et que l'idée d'une simple critique vous fait invariablement monter les larmes aux yeux, et la bile aux dents, de même, passez votre chemin; j'étais d'humeur assassine, l'occasion était belle, et les motifs pas si futiles, même si c'est là une question de point de vue, j'imagine.

A priori, on serait tenté de répondre qu'il n'y a aucun rapport.  Puis en y regardant de plus près, on verrait que tous ces sujets ont donné lieu à des théories complotistes plus ou moins farfelues, et ont fait couler des millions de litres d'encre, en pure perte, comme de bien entendu.

Comment combler du vide avec du rien

Cette réflexion m'est inspirée par l'annonce de la publication, le 21 octobre dernier, de milliers de documents déclassifiés relatifs à l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy.  Les médias s'étaient immédiatement emparés de l'affaire flairant à cent lieues l'odeur du bon argent qu'un tel sujet ne manquerait pas de rapporter sous forme de revenus publicitaires.  C'est de bonne guerre, me direz-vous.  Oui, mais on sent quand même « un peu » qu'ils en font des tonnes pour appâter les Kékés, usant de superlatifs parfaitement déplacés, justifiant, sans avoir l'air d'y toucher, que complot il y a bien eu.  Eh oui, quand vous publiez sous la rubrique « vérité », cela soulève au moins deux questions :

  • Jusque-là, on ne nous aurait pas dit « la vérité » ?
  • Que doit-on en conclure lorsque le mot clé « vérité » ne se trouve pas devant le chapo de l'article ?

Bref, vous l'aurez compris, il faut bien vendre les pubs, quitte à raconter n'importe quoi, et ceci est d'autant plus clair qu'au moment de la publication de cet article, les documents n'étaient pas encore accessibles au public.  Qualifier de « vérité » des documents dont on ne sait rien relève à tout le moins du putaclic.  D'ailleurs entretemps, le président américain a rétropédalé et a décidé de retirer du lot bon nombre de documents estimés trop sensibles pour être publiés.  Ay caramba, on est repartis pour dix ou vingt ans de suspense supplémentaire...  Mais quand connaîtra-t-on enfin la « vérité » ?

C'est là qu'est l'os, et c'est bien le premier propos de ce billet : la « vérité », vous ne la connaîtrez jamais, sur cette question comme sur tant d'autres, et ce sur quoi je voudrais attirer votre attention, c'est que cela n'a absolument aucune importance.  Rien, nada, zéro.

Supposons que je dispose d'une machine à remonter dans le temps, que je m'y installe avec, comme destination, Dallas, le 22 novembre 1963, quelque part dans les fourrés bordant la voie de chemin de fer d'où est vraisemblablement parti le coup de feu qui a tué JFK.   Oui, je sais, c'est complotiste, mais bon, je suis moi-même tireur, et je n'ai encore jamais vu une balle emporter une partie non négligeable de sa cible dans la direction opposée à la trajectoire de la balle...  Et puis, bon, on s'en fout un peu.  Disons qu'arrivant sur place, j'y découvre M. John Smith, ex-militaire de son état, originaire du New Jersey.  Petit homme bedonnant, la cinquantaine, coiffé d'un Stetson de couleur crème, vêtu d'un costume anthracite à rayures, et arborant des lunettes de soleil en dépit du fait que nous sommes à la fin du mois de novembre, et que le soleil est au plus haut.  L'homme trimballe nonchalamment une vieille pétoire Mannlicher-Carcano sous le bras, et il n'est manifestement pas là pour chasser le cul blanc...  Je tiens mon assassin.  Je reviens à notre époque et m'attelle immédiatement à la rédaction de l'article du siècle : à moi la gloire !  À moi la richesse, les nanas et les plages de sable chaud.  Ce sera champagne et foie gras à tous les repas, voyages en classe affaire, adios la médiocrité, et qui sait, peut-être le Pulitzer dans la foulée...  Hum, ça vous fait quoi, à vous, de savoir que JFK a été assassiné par John Smith ?  Avouez que ça vous en touche une sans vraiment secouer l'autre, n'est-ce pas ?  Ah, mais il restera à savoir pourquoi M. Smith a assassiné le président américain qu'il était si beau et qu'il avait une femme si élégante, et l'avenir devant lui !  Quoique, non, devant lui c'était la fin de l'histoire qui avançait vers lui à toute vibure.  Et quand bien même j'y retournerais pour cuisiner un peu le discret M. Smith, et que je lui extorquais des aveux complets impliquant directement sa Sainteté le pape et quelques cardinaux pour faire bonne mesure, ça changerait quoi ?  Vous saisissez que ce ne sont pas les faits qui sont importants, mais l'ignorance de ceux-ci, le voile de mystère qui entoure les circonstances de cet assassinat, et c'est cela qui a donné naissance à une quantité astronomique de théories plus improbables les unes que les autres ?

Que l'on parle de l'assassinat de JFK, du 11 septembre ou des petits hommes verts, on pédale dans la choucroute, par la force des choses.  Il s'agit d'une activité puérile, et essentiellement vaine.  Il n'en est jamais rien sorti, et rien n'en sortira jamais.  Ça reste de l'enquête de salon à l'usage des Kévin qui ont un tortellini trop cuit en lieu et place du cerveau et rien à faire de leur vie.

On pourrait dire, bien sûr, que « la recherche de la vérité » compte plus que tout, mais vous aurez noté que ceux qui prônent ça le font surtout dans un intérêt qui n'a que peu en commun avec la recherche désintéressée de la vérité.  Si j'étais taquin, j'ajouterais que si la vérité venait à être connue, c'est leur petit business qui s'écroulerait aussitôt.

Et sérieusement, si complot il y a, pensez-vous naïvement que la CIA autoriserait la publication de documents pouvant mener à l'élucidation de l'affaire, voire à l'incrimination de quelque mandarin des cénacles du pouvoir de l'époque ?  Ah oui, j'oubliais, Kévin il est trop fort, il a regardé la série complète des « NCIS - enquêtes spéciales » et « X-Files » n'a plus aucun secret pour lui.  Tous ces vieux barbons du FBI complètement à la ramasse avec des méthodes datant d'un demi siècle n'avaient évidemment aucune chance de trouver la clé de l'énigme.   C'est un complot, et il le prouvera (#oupas).

Pendant ce temps, quelque part dans le vrai monde, en 2017

La situation ne s'arrange pas vraiment.  Normal, les Kékés enquêtent, quand ils ne roupillent pas jusqu'à midi  —  c'est un travail intellectuellement épuisant, l'enquête  —  et quand ils ne partagent pas avec leurs milliers d' «amis» les résultats de leurs nocturnes cogitations,  ils pestent contre les lois toujours plus scélérates, les politiciens toujours plus véreux, et l'oligarchie qui nous maintient dans l'esclavage, plus ou moins.

Mais à part un véritable génocide d'arbres (qui n'avaient rien fait à personne) pour imprimer ces inepties, les centaines de Mégawatts-heures gaspillés en pure perte pour faire fonctionner les serveurs qui hébergent ce genre de littérature, et, disons-le, quelques centaines de milliers d'andouilles qui ne commenceront à être vraiment utiles lorsqu'elles seront recyclées sous forme d'engrais, mais qui en attendant privent probablement quelqu'un, quelque part   —  peut-être même un futur Leonard de Vinci  —  de manger à sa faim; je ne vois rien de très concret qui serait de nature à faire avancer quoi que ce soit dans le bon sens.

Tout ça reste désespérément vide.  Oh bien sûr qu'il faut s'indigner, mais surtout, surtout, il faut agir !  Accepter une violence en ne faisant rien d'autre que la détourner ou faire semblant de l'ignorer, c'est l'intégrer dans son univers normal, quelque part la justifier, et en concevoir une rage sourde qui finit toujours par se retourner contre vous tout en vous maintenant dans un état où vous devenez peu à peu incapable d'identifier la cause de vos tourments.  Qui n'a pas déjà ressenti cela ?

Face à la violence, face à la profonde injustice sociale de notre société, il y a certes plus d'une réponse possible, mais la plus mauvaise de toutes, sans doute, c'est la résignation qui s'exprime par l'inaction.

L'homme politique providentiel comme outil de distraction

On ne doit pas attendre l'homme politique providentiel, le vrai changement ne viendra pas par là.  On peut bien collectionner les affiliations politiques comme d'autres collectionnent les figurines panini, en se disant que « ce coup-ci, c'est le bon, voilà le sauveur que nous attendions ».  Sauf que lui, tout ce qu'il attend, ce sont vos suffrages et qu'ensuite, vous vous teniez bien à carreau jusqu'aux prochaines élections.

Le changement c'est d'abord un état d'esprit, c'est une révolte intérieure, avec un but, des idéaux.  C'est seulement ensuite qu'il peut prendre forme concrètement.  Pas besoin de faire la révolution, pas besoin de couper des têtes, pas besoin d'user de la force, il suffit de dire « non ».  Ceci a été largement théorisé par Etienne de La Boétie[1], et mis en pratique par Gandhi, un petit homme épais comme un Tuc et haut comme trois pommes : il n'en a pas moins fichu dehors l'empire colonial le plus puissant de l'époque.

Cette critique ne vise pas précisément Jean-Luc Mélenchon, bien qu'il illustre à merveille le politicien-marronnier qui refleurit à chaque élection, avec des idées toujours nouvelles, toujours bien consensuelles, tellement si fort dans l'air du temps.  Puis inexplicablement, il s'effondre dans les sondages à deux semaines du scrutin, et cette chute est toujours plus ou moins corrélée à une campagne systématique de dénigrement de la presse mainstream, qui quelques jours avant ne jurait que par lui et où il avait son rond de serviette.  Et on dira que cette fois, on y était presque, et qu'on fera mieux la prochaine fois, parce que soyez-en sûr, il y aura une prochaine fois.  Il y a toujours une prochaine fois.

On pourrait appliquer strictement la même grille de lecture à l'autre bout de l'échiquier politique, en la personne de Marine, ou plus exactement, de la dynastie des Le Pen, une petite entreprise familiale de production de râteaux depuis 50 ans.

En fait, j'ai tendance à croire que ces deux extrêmes ne sont que les faces d'une même pièce, que nous pourrions appeler « opposition crédible ».  Eh oui, il faut bien quelqu'un pour s'opposer au champion de Dame Brigitte, et tant qu'à faire, autant que cela se passe entre gens de bonne compagnie.  On ne voudrait pas tomber sur un preux chevalier qui ignorerait les fondamentaux de la joute galante et s'imaginerait qu'il peut mettre à bas le royal Choupinay, favori de la cour, qu'il est si mignon et qu'il a des pensées si tellement profondes.   Alors briser des lances, oui, mais faudrait pas que ça finisse dans l'oeil de l'intéressé, on en a vu mourir comme ça.

À ceux qui me demanderont ce que viennent faire ici Mélenchon et Le Pen, je répondrai qu'ils font partie des accessoires que la société du spectacle met en scène pour vous maintenir dans l'illusion de la possibilité d'une alternance, alors que la démocratie s'est éclipsée à l'entracte, sur la pointe des pieds.  Ils sont, tout comme les théories du complot, tout comme les réseaux sociaux, des distractions, des amusettes, et rien de plus.

Et j'ajoute que ce qui précède est un billet de blog, une opinion.  Personne ne vous force à y adhérer, personne ne vous a forcé à le lire.  Je n'ai rien contre JLM, et rien « pour » non plus.  C'est juste un politicien comme un autre.  Et il se trouve qu'il était déjà sur terre (et candidat) lors de l'extinction massive des dinosaures, et qu'on est en droit  — que dis-je —  il serait salutaire de s'interroger sur le caractère providentiel[2] de l'intéressé.

Et qu'on ne vienne pas me parler de mes opinions, elles vont très bien, merci pour elles.  Mais pour moi, être de gauche n'est pas synonyme d'adhérer à un mouvement politique quelconque, et encore moins de s'interdire toute critique sur base d'une sorte de logique tribale : « toi yen a bartaba, toi yen a pas taper sur chef des bartabas ».  Si vous acceptez ce genre d'allégeance sans renâcler, vous êtes mûr pour la dictature.

Péroraison

Ce que je reproche aux complotistes, c'est d'être des marionnettes du système en croyant lutter contre lui, et ceci vaut tout également pour les éternels perdants que sont Mélenchon et Le Pen, emportant avec eux des millions de militants, pour la plupart de bonne foi.  En sont-ils conscients ?  Je ne saurais répondre à cette question à la place des intéressés, je me contenterais de noter que s'ils l'étaient, ils ne seraient plus des victimes, mais des alliés objectifs de l'oligarchie, et leurs militants, des idiots utiles.

Toujours est-il que la réponse à cette question n'a pas beaucoup d'importance : quand tout, absolument tout se passe comme si c'était le cas, nommer la chose est dérisoire en comparaison de ses conséquences bien réelles dans votre vie de tous les jours, et cela, c'est un peu difficile à réfuter.

Ce billet ne vient pas de nulle part, il est le fruit d'un constat, et d'une réflexion qui s'étend sur plusieurs années.  Il est amer, sans doute, mais notre condition ne l'est-elle pas ?  Je vois une société qui part en eau de boudin dans la plus parfaite indifférence générale, chacun s'occupant tantôt de tapoter sur son smartphone, tantôt de balancer des vidéos de chatons sur les réseaux sociaux, s'éloignant toujours plus du monde réel pour ne plus vivre que par procuration dans un monde totalement virtuel et déshumanisé.  N'en est-on pas arrivé à voir débouler des applications qui permettent d'appeler les enfants quand il est l'heure de passer à table ?  N'en est-on pas arrivé à une époque exécrable ou La Poste propose, contre espèces sonnantes et trébuchantes, de maintenir du lien social avec nos petits vieux, nos parents, ceux qui nous ont faits et nous ont tout donné sans rien attendre en retour ?  Est-ce cela, être humain en 2017 ?  Ne comprenez-vous pas que tout, absolument tout est fait pour tuer jusqu'à l'idée même de solidarité, et sa moindre expression ?  Les États, les régions, les syndicats, les classes sociales que l'on dresse les unes contre les autres et jusqu'au coeur des familles, qui sont pourtant le noyau central de toutes les civilisations depuis la nuit des temps.  Il ne devra subsister qu'un nuage d'électrons qui se maintiennent mutuellement à distance par l'action de leur charge électrique, et qui pourront être accessoirement polarisés par les médias quand il s'agira de leur faire avaler telle ou telle réforme sociale, ou lorsqu'on choisira de les distraire avec telle ou telle polémique bien insignifiante, que l'on montera en épingle pour l'occasion.  Du pain et des «Je».  Glorification du moi, au travers d'idoles de pacotille vivant des aventures auxquelles je ne puis prétendre.  Aventures chimériques qui ne servent qu'à occulter l'immense désert qu'est devenu notre vie intérieure.

Avez-vous remarqué comme toutes les « valeurs » véhiculées par les médias et la société de consommation se situent souvent aux antipodes des valeurs ancestrales, fondées sur le respect de chacun, et l'organisation de la société autour du noyau familial, du village, de la région et finalement du pays ?  La différence tient à ceci : ces valeurs étaient avant tout empiriques et sont le fruit d'une longue évolution naturelle, alors qu'aujourd'hui, les valeurs qu'on invoque ne sont que des lubies de pure fabrication, à tel point qu'il faut les emballer dans un marketing improbable pour parvenir à les imposer.  Ce ne sont plus des valeurs, désormais, ce sont des produits de consommation.  Remplacez les valeurs par des produits, vous transformerez les humains en clients.

Cette brume, opportunément déversée sur vos yeux comme le voile d'Athéna, vise en premier lieu à vous empêcher de reprendre le contrôle de votre propre existence, et ensuite de comprendre que vos préoccupations sont les miennes, que nous ne sommes rien sans les autres, mais qu'avec les autres, nous formons un tout qu'on appelle l'humanité.  Cette humanité devrait pouvoir se développer harmonieusement dans son environnement, sans permettre qu'il soit saccagé pour assouvir les passions dévorantes des plus déviants de l'espèce.  De même cette humanité devrait se préoccuper des plus faibles, de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins.

Là où vous voyez un État de plus en plus opprimant, une hydre omnipotente au service de quelques oligarques, capables de contrôler les médias, les partis politiques et jusqu'à votre propre existence dans ce qu'elle a de plus sacré (votre corps, celui de vos enfants, vos pensées), je ne vois qu'une brochette d'arrivistes tétanisés de trouille parce qu'eux savent bien que leur pouvoir ne repose sur rien.  Qu'ils pourraient être balayés en moins de deux semaines si seulement le bon peuple se redécouvrait souverain, ce qu'il n'a jamais cessé d'être, au fond.  Pas besoin de violence, ils n'attendent que ça pour faire un exemple et inspirer durablement la terreur à tous ceux qui se piqueraient d'être libres.  L'histoire de France fourmille de tels épisodes, durant lesquels le pouvoir en place n'a jamais hésité une seconde à écraser l'insurrection dans le sang pour se maintenir.  Étrangement, la seule insurrection qui ait abouti durablement est la révolution de 1789 qui a remplacé le pouvoir de la noblesse par celui des banquiers.  

Pour terminer, voir dans cet article une attaque contre Kévin ou les militants de la France insoumise équivaudrait à regarder le doigt quand on vous montre la lune.  Je sais faire la différence entre les bourreaux et les victimes, entre les exploiteurs et les exploités, entre les manipulateurs et leurs proies.

Notes

[1] Etienne de La Boétie : est un écrivain humaniste et un poète français, né le 1er novembre 1530 à Sarlat et mort le 18 août 1563 à Germignan, dans la commune du Taillan-Médoc, près de Bordeaux.  La Boétie est célèbre pour son Discours de la servitude volontaire. Il fut l’ami intime de Montaigne qui lui rendit hommage dans ses Essais.  Source Wikipedia

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.

[2] Providence : [Souvent avec une majuscule] Puissance supérieure, divine, qui gouverne le monde, qui veille sur le destin des individus. Malédiction! (...) est-ce qu'il y aurait réellement une Providence qui me poursuivrait et me terrasserait à la veille du triomphe? (Ponson du Terr., Rocambole,t. 3, 1859, p. 126).C'est une pensée à quoi l'homme s'abandonne volontiers, qu'une Providence aurait spécialement veillé sur lui, bâti sur lui de grands projets (Van der Meersch, Invas. 14,1935, p. 291).

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