Comme un air de déjà vu

EDITO

« Je ne crains pas le suffrage universel. Les gens voteront comme on leur dira. »  Alexis de Tocqueville

Il ne faut pas se voiler la face, la victoire écrasante du candidat de l'oligarchie européiste et atlantiste, Emmanuel Macron, montre clairement l'étendue du verrouillage complet de l'élection présidentielle française.  Si l'on y réfléchit deux secondes, c'est un véritable hold-up orchestré par le locataire de l'Élysée, les élites dirigeantes et les médias à la botte.

À droite, on a pu suivre le feuilleton de l'assassinat politique de François Fillon par son propre camp, jugé décidément peu orthodoxe en matière d'atlantisme.  Comment, un candidat qui propose de discuter avec Vladimir Poutine ?  Inacceptable, à éliminer.  Le résultat revient, comme pour les socialistes d'ailleurs, à écarter le candidat choisi par la base.

À gauche, à partir du moment où Valls, le candidat choisi pour vous par l'oligarchie s'était fait renvoyer à ses chères études par les militants lors de la primaire de la « belle alliance », il fallait trouver un plan B.  Alors, Benoît Hamon ?  Non, ça c'était le candidat choisi par les militants, jugé trop à gauche par l'oligarchie qui, dans un ensemble presque parfait, a ravalé sa promesse de le soutenir pour se ranger derrière Macron dont vous aurez noté qu'il avait choisi, lui, de ne pas participer à cette primaire.

Ce sera donc Macron, l' « anti-système ».  Énarque, ancien banquier d'affaires (Rothschild), inspecteur des finances, bombardé en 2012 Secrétaire général adjoint à la présidence de la République par François Hollande, puis ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique en 2014 dans le gouvernement de Manuel Valls.  L'homme derrière le CICE, ce cadeau somptueux de 40 milliards annuels aux entreprises sans aucune contrepartie en termes d'emploi, mais aussi l'homme derrière la loi El Khomri, qui avait suscité tant de mouvements sociaux et de manifestations à partir de mars 2016.

Et qui dit homme nouveau dit figures nouvelles pour le soutenir, jugez plutôt : Alain Minc, Pierre Gattaz, Alexandre Bompard, Bernard Kouchner, François Hollande, Manuel Valls, Gérard Collomb, Corine Lepage, Xavier Niel, Pierre Bergé, Bernard Arnault, Patrick Drahi, Marc Simoncini, Bernard-Henry Lévy, Vincent Bolloré, François Bayrou, Daniel Cohn-Bendit, nicole bricq, Dominique Strauss-Kahn...  et j'en passe !  À quoi vous pouvez ajouter la totalité des médias dominants : télévision, presse écrite et pure-players.  Je n'ose pas imaginer les belles têtes de vainqueurs que l'intéressé adoubera pour être candidats lors des prochaines élections législatives, mais gageons que pour ceux qui conservaient l'illusion d'un changement, ça risque de piquer un peu !

Analyse de cette Bérézina

On n'apprend jamais si bien, ni aussi durablement que dans la défaite.  Encore faut-il analyser rétrospectivement les raisons qui ont amené cette issue, afin de ne plus les reproduire. 

Celles-ci sont de trois ordres :

  • Obstacles légaux (et loi scélérate)
  • Médias à la botte
  • Réseaux sociaux, le miroir aux alouettes

Les deux premières raisons sont connexes en ce sens qu'elles découlent des mêmes causes, une oligarchie qui a clairement fait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher l'émergence de candidats ayant un discours qui s'écarterait de la sacro-sainte pensée unique.  Ordolibéralisme européen et suivisme atlantiste.

Obstacles légaux

Si la présidentielle française n'amène finalement que très peu de nouvelles têtes, c'est tout d'abord en raison de la barrière presque insurmontable que représente la collecte des cinq cents « parrainages ».  Le seuil était fixé initialement à cinquante, lors de l'élection présidentielle de 1958.  En 1962, lors du passage au suffrage universel direct, ce nombre passe à cent, puis, en 1976, à cinq cents.  Depuis l'entrée en vigueur de la loi organique du 25 avril 2016 dite de « modernisation de diverses règles applicables à l'élection présidentielle », les « parrainages » sont publics.

En quoi est-ce une entrave à la démocratie ?

Tout simplement parce que d'une part, ce sont des élus qui décident qui pourra, ou ne pourra pas se présenter à l'élection.  C'est tout de même étrange qu'en démocratie on considère les citoyens ordinaires comme totalement inaptes à présenter eux-mêmes les candidats.  À ceci vient s'ajouter la publication : en effet, désormais, si un élu apporte sa signature à un candidat, ceci sera publié urbi et orbi, et l'on peut raisonnablement penser que ces élus sont soumis, peu ou prou, aux directives de leurs partis respectifs.

Principe d'équité en matière du temps de parole dans les médias - loi scélérate

Ne vous laissez pas abuser par le terme enjôleur d'équité,  le contenu de la Loi organique n° 2016-506 du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l'élection présidentielle est une véritable forfaiture, et une trahison de l'esprit républicain lui-même.  En effet, avant cette loi, ce qui prévalait sous la cinquième république était l'égalité du temps de parole.  Pas de petit candidat, pas de gros candidat, tout le monde était logé à la même enseigne, à égalité avec les autres candidats.

Concrètement, si l'égalité stricte du temps de parole reste d'application pour la période de l’entre-deux-tours et pour les deux semaines qui précèdent le premier tour, les semaines précédentes sont, elles, soumises à l' « équité », et c'est là que ça devient pervers.

Appréciation du poids politique

Comment évaluer cette équité ? Cette question a été au cœur des travaux du CSA et de ses échanges avec les médias audiovisuels et les forces politiques. Par rapport à 2012, le régulateur estime avoir « renforcé » l’appréciation du poids politique des candidats. Outre « les résultats obtenus par le candidat ou par les formations politiques qui le soutiennent aux plus récentes élections », et les « indications de sondages d’opinion », a été ajouté comme critère « le nombre d’élus dont peuvent se prévaloir les partis et groupements politiques qui soutiennent le candidat »  Source :  Le Monde

Vous avez bien lu... Cette « équité » est désormais déterminée par les résultats aux dernières élections et par les résultats des sondages d'opinion.   On croit rêver, qui a dit que les sondages n'étaient pas là pour tenter d'influencer le résultat des élections ?  Et qui possède les instituts de sondages ?  Vous avez compris que si ce n'était justement grâce aux sondages, qui donnaient tous Macron gagnant, celui-ci n'aurait eu droit à strictement aucun temps de parole durant cette période.  Et à contrario, François Asselineau qui pourtant avait réalisé un joli score de presque 1% aux dernières élections se trouvait relégué au trente-sixième dessous.  Égalité républicaine ?  Équité ?  Cette propension au cynisme de l'oligarchie à faire dire exactement le contraire à une loi que ce que son titre laisse à penser tout d'abord...

Médias à la botte

« la droite ordolibérale a estimé qu'il était temps de tomber le masque »

Les médias en France sont aux mains d'une dizaine de milliardaires.  Ceux-ci, travaillant main dans la main avec les deux partis dominants pourris jusqu'à l'os, ont fait main basse sur l'élection présidentielle.  Désormais l'oligarchie ne se contente plus de diriger en coulisses, elle veut le pouvoir pour elle seule, sans intermédiaires dès lors inutiles.  En d'autres termes, la droite ordolibérale a estimé qu'il était temps de tomber le masque.

Au Royaume-Uni, lors du référendum sur le Brexit, un certain nombre de journaux[1] avaient pris fait et cause pour le « leave ».  Et la classe politique était divisée sur la question.  Aux États-Unis, lors de la campagne présidentielle, Donald Trump avait pu compter sur le soutien d'une vingtaine de quotidiens, ainsi que sur celui de la chaîne de télévision Fox News, et de la chaîne privée d'Alex Jones, Infowars.

En France rien de tout cela, aucun média dominant n'a jamais soutenu véritablement un autre candidat que Macron, sauf pour jouer les uns contre les autres, et maintenir ainsi l'illusion d'une élection ouverte et démocratique.  Mettant tantôt l'accent sur le sécuritaire et l'immigration pour faire monter le Front National, ou vantant la « cohérence » du programme de Jean-Luc Mélenchon. Mais toujours en accordant une couverture médiatique totalement disproportionnée à leur candidat, E. Macron.

Le traitement réservé aux « petits candidats » a montré que les médias, sans vergogne, repoussaient toujours plus loin les limites de l'odieux, de l'inacceptable, dans le confort douillet et indulgent de leur entre-soi.

Ainsi, lors d'un débat télévisé sur la 2, que l'histoire retiendra probablement comme étant le summum du mépris de la classe des éditocrates pour toute forme de démocratie, nous avions pu assister, atterrés, à des interventions surréalistes, Franz-Olivier Giesbert et Caroline Fourest vomissant littéralement leur bile sur les candidats qui n'avaient pas la chance de faire partie de ceux qu'il considèrent, eux, comme acceptables.

Caroline Fourest :

«Dans une époque où la démocratie est partout, est-ce nécessaire que l'élection présidentielle serve de grande foire à absolument tout le monde?», se demande Caroline Fourest. «Il y a des petits candidats qui sont là parce que, même si on ne fait pas 5%, on peut se faire rembourser des frais de campagne et imprimer des affiches et des livres qui peuvent servir pour son mouvement ou sa secte pendant des années, jusqu'à 800 000 euros.»

Franz-Olivier Giesbert :

«Je trouve qu'il y a trop de petits candidats. Je pense qu'un seul suffirait. [...] C'est absurde, on perd notre temps, ça débilise le débat! [...] Je trouve ça désolant, je trouve que cette campagne est lamentable. [...] Les petits candidats abaissent le niveau.»

Cela se passe de tout commentaire, on reste sans voix devant pareille ignominie.  Sur le service public, s'il vous plaît !  Accessoirement, cela montre quelle place est laissée, dans le discours des éditocrates à l'émergence d'une nouvelle classe politique, de nouvelles têtes.  Aucune.  Pour eux, vous devez choisir l'un des candidats que le système a sélectionné pour vous. 

Réseaux sociaux, le miroir aux alouettes

Il faut bien se rendre à l'évidence, la popularité sur les réseaux sociaux n'a strictement aucune influence sur le résultat des élections, et je vous propose d'illustrer ceci avec l'exemple malheureux du candidat François Asselineau, de l'UPR, qui bien qu'étant le champion dans ce domaine, se voit crédité d'un petit 0,92%, soit environ 330.000 suffrages.  C'est une progression, mais la déception est énorme.

Comparaison du classement Alexa du site de l'UPR avec celui du Parti Socialiste

On le voit, la popularité du site de l'UPR, qui occupe la 450ème position dans le classement des sites français est très nettement supérieure à celle du PS qui se trouve en 14.288ème position.  Le site en-marche.fr se trouve, quant à lui en 761ème position, soit encore largement derrière l'UPR.

L'UPR revendique à ce jour 26.318 adhérents, et sa chaîne youtube qui compte à ce jour plus de 47,578 abonnés a comptabilisé plus de 11 millions de vues au total.  La page facebook du candidat totalise quant à elle 54.663 « j'aime ».

Mais alors, que s'est-il passé ?

Le phénomène est connu et il s'appelle la « bulle de filtre ».  À force d'échanger entre des contacts partageant les mêmes opinions politiques, on finit par tourner en rond dans un microcosme où tout le monde est déjà convaincu, se fermant totalement au reste du monde.  À cela j'ajouterais que les échanges sur les réseaux sociaux, et particulièrement sur facebook n'ont pas de véritable influence sur le choix des électeurs au moment de voter.   Ceci avait déjà été théorisé, désormais, je pense qu'on peut dire que c'est prouvé.

La « règle » des 3%

Un autre point que je souhaiterais ajouter et qui est le fruit de mes propres réflexions, est que du point de vue de la communication et de la diffusion de l'information, Facebook est vraiment un miroir aux alouettes.  Nous pensons naïvement qu'il a pour but de faire circuler l'info dont certaines deviendront virales, et ainsi toucher un public toujours plus large, mais il n'en est rien.  La seule chose que Facebook est intéressé à ce que vous voyiez, c'est la publicité (financement), pas tout le reste (charges d'exploitation).

Ainsi, quand vous publiez un article sur Facebook, seul un tiers environ de vos contacts verront passer celui-ci sur leur fil.  Et parmi ces contacts, une personne sur dix environ cliquera sur l'article pour le lire, de sorte que le nombre de lecteurs est plus ou moins égal à 0.333*0.1 soit 3,33%.  Si vous avez 2.000 « amis » et que vous publiez un article, il sera lu par plus ou moins 66 personnes.  Pour l'efficacité, on repassera.

Somme toute, c'est assez logique, les algorithmes de facebook ne sont pas là pour surcharger le réseau, ce qui nécessite toujours plus d'infrastructure et de bande passante, mais bien pour donner l'illusion que l'information circule.  Accessoirement, je ne suis pas bien sûr que le taux de 33% s'applique de manière linéaire, ce qui favoriserait (trop) les pages ayant des centaines de milliers d'abonnés. 

Et maintenant, qui sera le prochain locataire du château ?

Je ne vais pas m'étendre trop longtemps sur la question, tant je sais bien que pour la majorité d'entre vous, la simple idée de rejouer la tartufferie de 2002 est insupportable.  Et pourtant, c'était couru d'avance, l'objectif à la fois de la droite... et de la gauche qui ne voulaient pas d'un débat sur les idées, mais bien imposer leur poulain.

Est-ce que comme en 2002 les électeurs reporteront leur suffrage sur le « candidat démocrate » pour faire barrage à la « bête immonde » ?  Rien n'est moins sûr, les Français ont déjà donné, et le grand vainqueur du second tour sera très probablement l'abstention.  Est-ce que cela suffira à Marine Le Pen pour gagner ?  Sans doute pas, même si cette configuration est probablement celle qu'elle anticipait de ses voeux.

Notes

  • [1] The Sun, The Daily Mail, The Daily Express, The Telegraph

Comments

Une élection de Marine le Pen aurait encore quelques avantages pour les français si on prends la peine d'y réfléchir:

1° Démontrer une bonne fois pour toute son incompetence (et la prendre à son proper jeu).
2° Eliminer un pantin de façon sévere et definitive.
3° Consacrer la destruction du paysage politique français (PS, LR, FN et En Marche) ce qui permettrait de faire émerger de nouveaux partis, possiblement plus en phase avec les besoins des français.
4° Une victoire présidentielle de Marine le Pen ne garantis en rien une victoire aux legislatives, je suis convaincus qu'une situation de cohabitation en résulterait, ce qui impliquera un blocage des réformes qui s'annoncent si Macron est élus. Bref, un statut quo qui, dans la situation actuelle, irait plus dans l'intérêt des français a priori.

Quoiqu'il en soit, le quinquennat qui s'annonce en France ne va pas être bon...

Bonjour,

Le président en France est plus ou moins inamovible et dispose de pouvoirs régaliens considérable y compris les pleins pouvoir par l'art. 16 de la constitution.

Du coup, je ne sais pas si ce serait vraiment une bonne idée, par contre dangereux, ça oui.

C'est dur à avaler mais les carottes étaient cuites dès avant le premier tour, lorsqu'on comprend que les réseaux sociaux comptent pour des prunes et que les gens votent comme on leur dit à la télé.

Sauf que si c'est le cas, on peut opposer l'article 68 sur la destitution du président pour manquement grave.

Je ne pretends pas que cette idée est la bonne, il n'y en a aucune. Néanmoins celle-ci à au moinsle mérite de preserver les français de réformes qui assureront une plus grande précarité.

Une Marine Le Pen au pouvoir sera de toute façon bien seule. De mon point de vue, je doute qu'elle aille jusqu'à un tel clash, meme si tout reste possible par ailleurs.

Si tel est le cas, cela ne voudrait-il pas dire que des elections anticipées pourraient avoir lieu? Si c'est vrai alors où serait le problème?

Enfin, ce que cette élection démontre c'est que les medias classiques que sont la télé ou la radio (+ la presse) ont encore une grande influence, c'est evident. Mais cela ne veut certaineemnt pas dire que l'influence des réseaux sociaux va aller en s'affaiblissant. De mon point de vue, je suis plutôt optimiste sur ce sujet. Il suffit de voir la presence de l'ensemble des candidats sur le net lors de cette election.

Comme souvent, les chosen évoluent mais petit à petit.

Bonjour,

Suite à votre réponse, je me suis renseigné un peu sur l'article 16 de la constitution française mais pas que...

Concernant l'article 16, son activation est conditionné à des circonstances précises telles que la remise en cause du fonctionnement régulier de l'état par exemple. De plus le president doit consulter toute une série de personnes (premiers minitre entre autre). Enfin, après un certains délais, le conseil constitutionnel peut réexaminer la situation afin de dire si, oui ou non, les pleins pouvoirs se justifient encore.

Maintenant imaginons la situation où le president (ou la présidente) tente de garder les pleins pouvoirs contre l'avis du conseil constitutionnel. Il reste tout de meme des alternatives juridiques. Notamment l'article 68 de la constitution qui permet de destituer le president (et pas seulement qu'à.

Au-delà du caractère gravissime que cette situation engendrerait, j'imagine que cela aboutirait, d'une façon ou d'une autre à des élections anticipées. C'est un scenario noir, improbable (car j'imagine que cela ne se ferait pas sans violence), mais qui rend possible un nouveau vote avant l'échéance des 5 ans.

Si Macron est élus, ne pariez certaineemnt pas là-dessus évidement cela serait parfait pour ceux qui veulent plumer les français.

Il arrive parfois qu'il faille faire des choix difficiles, cela implique de regarder au-delà du prochain coup, de prendre de la hauteur. Personnellement, je pense que l'élection d'une marine le pen éliminera de façon definitive 2 ennemis de la démocratie et des peuples.

Enfin, ne soyez pas trop pessimiste en ce qui concerne les réseaux sociaux. Si je vous rejoins sur le constant que les medias et la presse ont encore eut une influence notable sur le vote, je vous ferai remarquer que pas un candidtats, en 2017, n'a pas fait campagne sur internet. De ce point de vue, les choses évoluent progressivement et je suis certains que le poids des réseaux sociaux ira grandissant au detriment des medias qui modèlent traditionnellement l'opinion.

Bien à vous.

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